Artothèque(s) : dialoguons !
Exposition du 27 janvier au 20 avril 2024 à la Maison des arts Agnès-Varda et artothèque de Grand Quevilly
« Artothèque(s) : dialoguons ! » est une exposition qui propose un dialogue entre deux collections, deux territoires et différents regards à partir des collections de l’Artothèque de Grand Quevilly et celle de l’Artothèque ESADHaR (ESADHaR – École supérieure d’art et design Le Havre Rouen).
L’exposition est pensée sur une modalité évolutive, grâce aux visiteurs et visiteuses qui pourront emprunter les œuvres exposées pendant le temps d’ouverture. Une fois leur choix décroché, les emprunteurs·euses seront par ailleurs invité·es à selectionner l’œuvre qui remplacera celle qu’ils ou elles auront choisi d’emporter. Les publics participeront ainsi à la transformation de l’exposition à l’image du déplacement des œuvres propre au fonctionnement d’une artothèque, le passage de mains en mains.
Afin de jouer d’une scénographie à la croisée d’un lieu d’exposition et de l’intérieur d’une habitation, explorant les possibles d’un accrochage sur les murs, Marie-Margaux Bonamy et Hélène Souillard ont été invitées à proposer individuellement une œuvre prenant la forme d’un papier peint pour un mur dans l’exposition sur lequel les deux jeunes artistes ont sélectionnées un choix d’œuvres en dialogue avec leur motif.
_
« Artothèque(s) : dialoguons ! »
est une exposition réalisée en partenariat avec l’ESADHaR – École supérieur d’art et design Le Havre Rouen et sur le principe d’un commissariat pluriel avec le voix de Marie-Margaux Bonamy, William Daniel, Hélène Souillard et al.
PAPIERS MAINS
« J’ai été invitée à imaginer un papier peint à l’occasion de l’exposition « Artothèque(s) : dialoguons ! », pour ce projet j’aspire à rendre visible les missions d’une artothèque : diffusion, sensibilisation, transmission et inclusion. Ces missions, je les ai traduites par le motif de la main communicante. Chargée de symbolique, la main représente notre capacité à prendre, donner, recevoir et exprimer. Elle nous rassemble, elle accompagne notre discours, permet de transmettre et de créer. Elle est par ailleurs un outil de communication à part entière. De par mon statut d’artiste, mais également mon rôle de médiatrice culturelle, j’ai à cœur de favoriser l’accès aux contenus artistiques à tous les publics. Ainsi au cours de la création de ce papier peint, les notions de transmission, d’inclusivité et d’accessibilité ont été mes principales inspirations. Le contexte même de l’exposition, l’idée d’un dialogue entre deux artothèques, deux collections, deux territoires mais aussi celui entre l’œuvre et le public, traduit à mon sens ce qui se joue lors d’une exposition contemporaine. Chacune des mains présentées sur le papier peint signe une lettre constitutive d’un mot qui est à déchiffrer. « Papiers mains » prend la forme d’un message, d’une énigme que j’offre aux visiteurs·trices. »

